vendredi 10 mai 2013

L’habit ne fait pas le moine!



Je lisais cet article aujourd’hui : «  les consommateurs de sports sont capricieux, ils sont matérialistes. Il leur faut  leur complet Lululemon pour aller faire du yoga, leur raquette Wilson pour jouer au tennis et les derniers Nike pour aller courir. Mais avons-nous vraiment besoin de tout ça pour faire du sport? Dans les années 1970, les gens pensaient que l’industrialisation allait amener un avenir meilleur : une société des loisirs et de culture. Quand on se regarde deux secondes on réalise qu’on est passés à côté de cette utopie. » Je suis entièrement d’accord avec les propos de Sophie Courchesne.
 
J’étais moi-même un peu perplexe quand est venue le temps de changer mes chaussures de courses. On me proposait toutes sortes de modèles assez dispendieux; ceux-ci où ceux-là amélioreront l’impact au sol de votre pied me disait-on, moi qui courrais depuis longtemps avec des Nike acheté à rabais. Aucune différence avec ces nouvelles paires ultra-dispendieuses! En avais-je vraiment besoin? 
Dire qu'en  Afrique certain sprinteurs apprennent à courir pieds nus! Il est vrai qu’on a perdu l’essence même du sport et des loisirs comme il était défini auparavant.
 
Le parfait exemple de cette vague de « sportif »: Les fausses joueuses de Tennis qui se pavanent rue Bernard le pull blanc sur les épaules et qui n’ont jamais mis les pieds dans un court, ou encore celles qui joggent deux coins de rues, elles ne dépasseraient jamais le quadrilatère au pas de course. Impensable? Non! I-N-I-M-A-G-I-N-A-B-L-E. Franchement, défaire la mise en plis et suer dans leurs nouveaux habits Lululemen ce serait le pêché capital! Après avoir couru 0.8 km,  elles s’installent paisiblement à la table d’un café IN, la jambe révélatrice, les Prada sur le bout du nez et elles placotent des effets bénéfiques du sport, car rappelons-le: elles sont des coureurs d’élite. Et n’allez surtout  pas les contrariez! 
 
Tout ça, parce que c’est rendu tendance placer dans une phrase qu’on s’entraîne et qu’on est sportif. L’habit ne fait pas le moine!  L’habit ne fera pas de vous un coureur d’élite. Pouvons-nous réellement faire du sport pour faire du sport? 



vendredi 9 novembre 2012

Être une femme en Afghanistan...


Hier j’ai visionné un reportage bouleversant à RDI : « Être une femme en Afghanistan. » Il est aberrant de constater qu’en 2012 ces femmes vivent cloitrées et emprisonnées dans leur propre maison. Elles sont traitées comme des animaux; torturées si elles n’obéissent pas et battues si elles marchent seules dans la rue. Comment un pays peut avoir des politiques si rétrogrades? Je cite une jeune Afghane qui a eu le courage de participer à ce documentaire : « être une femme en Afghanistan c’est apprendre à se haïr chaque jour… » J’en avais les larmes aux yeux… Je reconnais le courage de ces jeunes femmes qui décident de tenir tête à un pays qui adopte des lois barbares et régressives.
Voici des liens à consulter:

vendredi 19 octobre 2012

Le sport : Bien-être universel et immédiat!


Le sport est la devise universelle et incontestable du bien-être intégral! Et depuis quelques années, c'est d'ailleurs devenu ma propre devise. Cette discipline physique récente m'aide à me dépasser, à retrouver confiance en moi.
 Comme le dit si bien cet adage populaire, devenu cliché ou vérité de La Palice: « un esprit sain dans un corps sain! » J'ai donc repris le goût des  activités sportives: jogging, crossfit, ski de fond et hiking, toutes ces activités physiques que j’avais délaissées au fil des ans, soit par manque d'intérêt, soit par manque de motivation. Aujourd’hui, je m’entraîne quatre fois par semaine et c’est vital ! Ces activités sont de véritables moments de bonheur, voire même d'extase ou de «high naturel», si vous voulez, qui contribuent à accentuer l'estime de soi et la vivacité d'esprit, autant que la vigueur physiologique et le bien-être intérieur. Tout un équilibre régénérateur qui émane de soi: harmonisation des ressources corporelles et des facultés cérébrales!  C'est  une  intimité retrouvée avec l'essentiel de soi-même; c'est aussi se sentir véritablement exister dans une âme etun corps. L'objectif n'est pas la performance ni la musculature à tout prix mais, bien au contraire: plutôt la santé, le bien-être. Le fait de s’accorder du temps pour faire du sport ou tout autre exercice durant la semaine permet de renouer avec son corps, d'éliminer le stress et de maîtriser ses émotions, tout en améliorant par le fait même ses relations avec les autres. Le sport prédispose au sommeil de bonne qualité, notamment ce sommeil profond et réparateur tant préconisé. 
Pour être bénéfique, l’exercice physique doit être pratiqué de façon régulière, au moins trois fois par semaine et en séances d’assez longues durées. Si votre objectif est la perte de poids, il faut prévoir des séances de 40 minutes au minimum, moment où l'organisme commence à brûler ses réserves de graisse. Le sport permet en outre de muscler un corps harmonieusement et de le tonifier, un atout pour ralentir le vieillissement des cellules et le relâchement des muscles.
L’été, avec  sa chaleur accablante et cet affichage de peau à outrance, est donc le temps de se remuer un peu le body négligé pendant l'hiver! Finis les régimes de lapin démotivants à base de graines de moineaux, adieux aux multiples et pernicieuses excuses pour remettre la gym à plus tard, voire même aux calendes grecques comme on dit! S’entraîner sans plus tarder, sans tergiverser, même si le ciel laisse paraitre une lueur grisâtre…excuse opportune! Même si l’envie manque ou si un effet léthargique se fait ressentir, il faut se remuer et s'y mettre sans plus tarder. Personne ne se motivera à votre place: il faut trouver la volonté et les ressources en soi!
La course
Courir est un des meilleurs exercices cardiovasculaires et peut se pratiquer partout, n'importe quand; sur un tapis roulant à la gym mais aussi en pleine nature dans un des innombrables parcs accessibles, ou sur ce merveilleux Mont-Royal, ahhh j'adore aller courir sur le Mont-Royal! L’endorphine produite lors d'efforts physiques soutenus est une excellente manière de minimiser les tensions personnelles ou professionnelles et de réduire les obsessions compulsives. Le taux d'endorphines est directement lié à l'intensité et à la durée de l’effort physique. Une fois sécrétée, cette «drogue naturelle» procure un état de vigueur, de liberté, de « nirvana » imminent et de flottement dans l’irréel. Lorsque je cours, ma tête s'allège, je me sens volatile et euphorique; les problèmes se détachent et diminuent  comme peau de chagrin ! Je comprends certains coureurs qui qualifient cet état d’extatique: voila pourquoi ils ne peuvent s’en passer, accrocs au bien-être en soi et à portée de tout un chacun!
Entraînement par intervalles
L’entraînement par intervalles signifie fournir des efforts de haute intensité pendant un  temps déterminé, entrecoupé par des pauses de durées équivalentes. Le but est de donner son maximum  pendant cette période de temps. Par exemple, sur un tapis roulant : commencer par quelques minutes de marche pour réchauffer les muscles. Ensuite, c’est parti :
1 minute de marche rapide : 7km/hrs*…
1 minute de jogging : 9km/hrs...
1 minute de course très rapide et on augmente l’intensité : 11km/hrs…
1 minute de sprint: 13km/hrs...
Donnez tout ce que vous avez, tout ce que vous pouvez, après ce sera la période de récupération dite « active », par exemple 2 minutes de marche et recommencer ce processus 4 fois ou selon vos objectifs et vos capacités. Allez-y selon votre niveau d’entraînement. Il faut avant tout courir pour le plaisir et surtout progresser graduellement.
Grâce à cette méthode d’entraînement régulière, vous pourrez facilement perdre du poids beaucoup plus rapidement. Cette pratique peut être effectuée sur toute autre machine de sport, comme le vélo stationnaire, par exemple.  L'entraînement par intervalles permet de repousser vos limites, en n'étant guère plus fatigué que lors d'un entraînement moins intense, réalisé de façon continue, sans période de récupération. Vous passez ainsi moins de temps à vous entraîner et vous renforcerez votre niveau de condition physique. Finalement, avec tous ses points positifs, il n’y a plus aucune raison pour ne plus pratiquer un sport, ou autre activité physique quotidiennement.
Allez oust... Ouais facile à dire!
*Le nombre de kilomètres est simplement à titre indicatif et peut varier selon votre niveau physique


jeudi 18 octobre 2012

La honte

Hier j’ai re-visionné le passage de Nelly Arcand à l'émission "Tout le monde en parle" , et je me désole encore de voir la façon dont elle a été traitée. C’est assez surprenant de voir qu’une auteure de cette envergure, s’est fait écraser de la sorte, et n’a pas été appréciée à sa juste valeur. Ironiquement sur le plateau de cette émission on lance des fleurs à des artistes secondaires… On se rappelle que Nelly Arcan a publié au Seuil dès son premier roman (Anne Hébert avait aussi réussi cet exploit) et a marqué une période par son écriture franche, directe et crue. Malgré le fait que j’apprécie fortement cette émission, je considère que Guy A. Lepage aurait peut-être dû lire ses romans avec plus de profondeur afin d’éviter cette incongruité...  


Nelly était cette femme toujours en recherche constante de la beauté, absorbée par ce désir absolu de vouloir plaire. Dotée d’une grande fragilité et la connaissant sans la connaitre j’imagine qu’elle s'est réveillée la nuit ne pouvant s’empêcher de dormir ressentant et revoyant les images de son entrevue qui l’a fait souffrir et qu'elle a qualifié de désastreuse.  
Prochainement, je vais faire un topo sur www.mouvances.ca pour rendre hommage à cette auteure qui m’inspire à écrire. Sa plume est unique et ses livres (que je relis fréquemment), ne cessent de me fasciner. Je l’ai redécouverte sous de nouveaux angles. Son écriture franche, sa richesse cérébrale et cette attitude d’isolation que reflète son perpétuel conflit intérieur m’obsède encore !
Pour ceux que ça intéresse, voici l’article qu’elle a écrit suite à son passage à Tout le monde en parle, il porte à réflexion… http://www.nellyarcan.com/pages/la-honte.php
« En dehors de ses livres, elle ne valait rien. Elle n’était sûre de rien. La signification ne prenait sa pleine valeur que sur papier. La signification n’était bienvenue, et bien reçue, que sous l’astiquage de ses phrases effrontées. À l’extérieur, elle livrait mal la marchandise, elle souffrait de désorientation. À l’extérieur, le monde n’avait jamais grand sens. 2 » Extrait de La Robe, [inédit]. Nelly Arcan.
Source image et extrait : http://www.nellyarcan.com/

vendredi 7 septembre 2012

Le quotidien d’une femme, c’est dingue!



 Une femme, le matin, prend en moyenne, selon les statistique récentes, une heure pour se préparer avant d’aller au boulot: 12 minutes sous la douche, le temps de faire mousser le shampooing en abondance;  15 minutes à faire suffoquer sa tête sous le sèche-cheveux de 1500 watts; 17 minutes pour se maquiller; et 16 minutes pour dénicher la tenue tendance du jour.
Le lundi matin, je me réveille épuisée de mon week-end; je n’ai qu’un désir, enfouir ma tête sous les draps et éteindre le réel insistant! Dormir, dormir encore et retrouver ce sommeil de petite fille. Et plus la semaine avance, plus la routine matinale va en decrescendo et les snoozes incessants se démultiplient. Enfin le vendredi, le look élaboré finit par passer en second plan; on prend donc moins de temps pour se pomponner avant d’aller au bureau! Une étude anglaise, révèle en outre que nos homologues masculins font bien moins d’efforts pour être au top de l'apparence! Les hommes prendraient moins de 28 minutes pour se préparer avant d’aller au travail.
Maintes astuces sont d'ores et déjà utilisées par la gent féminine pour épargner du temps. Deux tiers des femmes se maquilleraient en se rendant au bureau,  soit dans le métro, le train, l’autobus ou en auto ! J’ai moi-même tenté l’expérience. Un matin, un peu trop pressée, découragée d’empiler les couches de vernis les unes sur les autres, j’ai joué le tout pour le tout : une manucure selon les règles de l’art… dans l’auto ! Au feu rouge, application de mon vernis OPI, minutieusement, sur mes jolis ongles exfoliés. Pour terminer, je fis sécher le tout à l’aide de mon dispositif d’air climatisé. Mais, suivant d’un peu trop près une Civic et celle-ci décidant de freiner sec, j’ai tenté d’éviter un carambolage: catastrophe! Ce sont mes sièges qui ont hérité de ma manucure en cours d'exécution. Allô les ongles écaillés !
Il faut savoir aussi que les hommes et les femmes s’approprieraient l’espace domestique différemment. Les femmes ont tendance à monopoliser la salle de bain ! Certains hommes affirment que leur compagne de vie laisse toujours cette pièce dans un état lamentable, voire le chaos total! Mèches de cheveux qui trainent partout, lavabo bouché, gloss mal refermé, poudre bronzante qui a tombé par terre, tube de Crest pâte coulante durcie… et j’en passe! Mon copain me demande souvent pourquoi je ne referme pas le tube de dentifrice après utilisation ?  A bien y penser, il a raison, ça ne me prendrait qu'un dixième de seconde… Mais non! Le laissant débouchonné, quand il est trop séché, tout durcit et hop à la poubelle.
Pour m'amuser, j’ai décidé de comparer le vestiaire des femmes et celui des hommes à la gym. Pour mon plaisir, je suis entrée disons par «inadvertance» dans le vestiaire des hommes: il était étonnant de constater que celui-ci était «nettement» plus propre ! Nous les femmes, on consacre tellement d’énergie à nous faire une beauté que nous n'avons plus le temps ni la volonté de nettoyer la salle de bain… et nous laissons l’état des lieux dans un état de tsunami!
En terminant, il est important de souligner qu'une personne désordonnée, vit consciemment ou non, dans la peur constante d’être abandonnée, avec le sentiment de n'être jamais réellement acceptée comme telle. Alors, par réaction, elle occupe outrageusement le territoire. Mais être obsédée par l’ordre n’est pas moins problématique : c’est rechercher la maîtrise de l’autre, ne pas l'accepter dans sa différence, sa singularité…bref, son idiosyncrasie!  C'est comme si le désordre de l'un insécurisait l'autre dans son for intérieur! Une juste répartition des territoires, entre partenaires, serait-elle la solution pratique à cette réalité conflictuelle ?



mardi 10 juillet 2012

Style Libre



Comment décrirais-je mon style? En fait, je ne sais tout simplement pas! Je dirais que tout dépend de la journée qui s’annonce et que tout est fonction de mon humeur!

Un jour rockeuse, le lendemain bohémienne, le week-end hippie-chic, le dimanche petite bourgeoise d’Outremont…allez savoir! Attendez! Je dois avouer que je n’ai rien de hippie, mis à part le fait que je mange des céleris bios, et que je porte un sac à franges. Il me faut avouer que je conduis un VUS, que j’habite en ville et que je suis encore loin de faire germer mes pousses d’herbe de blé dans la ruelle!
Le matin je ne passe pas une heure à m’observer devant la glace en me posant des questions existentielles, telles que : miroir miroir dis-moi qui est la plus belle, la plus brillante? Je ne suis pas du style à me comparer sans cesse aux autres pour m’apprécier ou me valoriser.Mon sourire et ma joie de vivre sont des facteurs essentiels qui déterminent ma singularité. 

J’ai les cheveux gras? Je me fais une toque et j’enfile des sandales-gladiateurs, un short kaki version taille haute, agencé à un top coloré qui donne un effet décontracté. J’ai les cheveux raplapla? Et bien j’opte pour des nattes et une robe aux tissus fluides qui caressent ma peau.
Ou si j’ai abusé de martinis aux pommes hier soir, et que je me réveille avec le rimmel séché sur les joues rêvant d’un Perrier froid, les cheveux hérissés en mohawk… alors je me fais une simple queue de cheval, j’enfile mes Tom Ford Style vintage, œil-de-chat, que j’agence à une robe-maxi taille empire.

J’ai profité d’un sommeil récupérateur? Alors je me sens ultra-sexy et je me la joue ravageuse! Je choisis un lissage intégral des cheveux, une robe noire BCBG nouée sur les hanches et des escarpins qui n’en finissent plus.

La période estival enfin arrivée? Je n’affiche pas ma peau aux rayons ultra-violets à outrance, en enfilant un top bedaine de chez Limité, ainsi qu’un short blanc ras-le bonbon! Je n’ai définitivement pas le look Barbie défraichie! 

L’hiver? J’enfile ces grosses pantoufles souples, fabriquée en peau de caribou, qu’on appelle des Mukluks, et je les agence avec tout! 

Suis-je  grande, svelte et mince. Non! Du haut de mes 5 pieds 5, je vis le moment présent en étant certaine d’être loin d’avoir la silhouette de Marissa Miller! Dès lors, j’ai appris à mettre l’accent sur mes atouts, choisissant les bons vêtements pour ma physionomie, et soulignant judicieusement les courbes qui me mettent en valeur.

Finalement, la beauté et le style sont une attitude personnelle, axée sur la confiance en soi et découlant d'un équilibre entre le bien-être intérieur et l'apparence extérieure… et j’ai la certitude que  j’y arrive tranquillement, lentement mais sûrement!  

jeudi 29 mars 2012

« Fuis-le, il te suit; suis-le, il te fuit »



Samedi matin, je me lève tôt, j’assiste à ma classe de Pilates pour raffermir et tonifier mes muscles. De retour à la maison, j’applique mon nouveau facial Lancôme à la purée de concombre, m’épile les aisselles, me masse le corps avec mon gommage en grain Yves Rocher parfumé aux noyaux d’abricot, ma peau est soyeuse douce et lumineuse! Je termine cette séance de beauté par un sérum, à base de cristaux naturels, appliqué sur mes mains. Étape indispensable luxuriante et restauratrice afin d’offrir à mes ongles une apparence brillante; ensuite, application du vernis OPI sur mes jolis ongles exfoliés. Tous ces efforts perdurent depuis ce matin, pour mon rendez-vous galant! Enfin, pour me déculpabiliser, je le fais aussi pour me sentir mieux dans mon corps! Il est huit heures, j’enfile mes nouveaux dessous en dentelle Victoria Secret et la robe d’été qui me met le plus en valeur : une robe BCBG noire nouée sur les hanches, des escarpins ultra-hauts… Mes cheveux sont brillants, lissés au max. Je suis prête et, je dois l’avouer, un peu fébrile en prévision de cette soirée! Pourquoi avoir mis autant d’efforts pour un simple rendez-vous ? Avouons-le, nous les femmes, sommes captives de ces idéaux de magazines et de princes charmants ! Et pourquoi ? Je ne me souviens même pas de la dernière fois où j’ai été vraiment satisfaite d’un "date"… Trop d’illusions et trop d’attentes… Pourtant nous faisons tant d’efforts pour leur plaire, nous sommes exigeantes envers nous-mêmes, et voulons être parfaites sur tous les plans : physique, professionnel, familial… Alors que se passe t-il ? Ils devraient tout simplement être heureux en notre compagnie… Et bien il semble, selon des études récentes, que nous aurions souvent tendance à être excessives, à attendre « trop », à leur demander « trop » et cela les fait fuir : trop d’attentes en amour, trop d’envies d’avoir des enfants, trop de demandes d’engagement…

Lors d'un rendez-vous, en moins de 10 minutes de conversation nous en sommes déjà à imaginer dans nos pensées, qu’il serait le candidat idéal pour faire office de futur mari? Les images se mettent soudainement à danser dans notre tête et nous perdons toute notion de réalité, la robe de mariée de rêve en satin couleur ivoire à la fois élégante et romantique, le menu de noce idéal, et mémorable... Oui je le veux! WOW… En n’ayant même jamais embrassé la personne qui est devant soi, il nous arrive parfois de penser à un mariage imminent… ? Et le scénario continue, vogue la galère : «tout serait parfait, chaque matin il se réveillerait en me disant à quel point je suis jolie malgré ma coiffure qui laisse à désirer, il me ferait à déjeuner au lit (jus d’orange fraichement pressé accompagné d’une omelette au blanc d’œuf poivron, champignon et fromage de chèvre)… Les projecteurs du film qui s’invente dans ma tête doivent s’éteindre!!! Après tout, quel couple vit vraiment ce conte de fée? Mais pourtant, une petite lueur d’espoir nous fait continuer de rêver et d’espérer.
M’apprécie t-il un peu ? Beaucoup? À la folie? Va-t-il me rappeler? Les questions qu’on se pose font ressortir en nous un sentiment d’insécurité et de vulnérabilité qui n’a pas lieu d'être… La séduction a ses modalités et stratégie; temps et espace sont deux éléments fondamentaux et nous, les femmes, avons tendance parfois à vouloir bousculer les choses et aller trop vite. Ce qui donne le résultat inverse de celui escompté : les hommes ont la frousse et décident de prendre la poudre d’escampette. Pour séduire quelqu'un, un des critères importants, c'est souvent une question de temps et d'approche à moins que ce soit un coup de foudre instantané! Loin de moi de vouloir développer une stratégie à toute épreuve mais selon mon expérience et suite à mes lectures sur le sujet, je constate que le temps est un ingrédient capital pour la séduction, ce qui occasionne un sentiment d'inconfort et de malaise relié à l'attente, cependant l'attente crée un certain mystère lié à la rencontre éventuelle d'une personne qui remue en nous des sentiments. Devons-nous lui révéler nos émotions ou les lui cacher?

Il demeure important de rester mystérieuse, de ne pas trop en révéler en ne faisant pas sentir le besoin d’être toujours rassurée sur l’avenir de la relation. Il faut apprendre à vivre le moment présent! Attention les moulins à paroles qui posent mille et une questions: il faut laisser faire les choses, comme le dit l’adage populaire! Facebook, BBM ou what's app n’est pas l’idéal non plus lorsqu’on rencontre quelqu’un, car on devient vite prisonnières de cette nouvelle technologie, en attendant impatiemment des textos  de notre nouveau prétendant (ou en l'espionnant secrètement sur Facebook) et en se rendant toujours disponibles… Quand il ne nous texte pas, on se questionne, on angoisse... Et puis on a cette impérative envie de se retrouver seule, mais on veut tout de même qu’il ait la décence de nous texter... et nous inviter à se joindre à lui!

Je ne suis pas une experte en la matière, mais il est inutile de savoir  que les plaisirs de la séduction résident autant dans le rire, la légèreté que dans le doute. Il faut arrêter de se bercer d’illusions, espérant qu’une relation durable naîtra après le premier baiser…